Frédéric Mitterrand, neveu de l'ancien président socialiste François Mitterrand, interrogé mardi par France 2 sur sa nomination comme ministre de la Culture qu'il a lui-même annoncée, a affirmé qu'il s'agissait «d'une tâche exaltante et d'un honneur».

Alors qu'on l'interrogeait sur ceux qui demanderaient s'il était toujours de gauche, Frédéric Mitterrand a répondu : «je leur laisse le soin de répondre à la question», ajoutant : «François Mitterrand quand il ne voulait pas répondre ne répondait pas. Je suis pareil».

«Nicolas Sarkozy a bien été ministre au temps de Mitterrand», a-t-il justifié. Nicolas Sarkozy a été ministre du Budget et porte-parole du gouvernement d'Edouard Balladur de 1993 à 1995 durant la deuxième cohabitation.

«Les adieux avec l'équipe de la Villa Médicis ont été très émouvants et je pense que cette expérience va beaucoup me servir pour la suite», a-t-il ajouté.

Alors qu'on lui demandait si François Mitterrand approuverait son choix, il a répondu : «Certainement, vous savez, lui, il ne se prêtait pas au droit d'inventaire».

Lionel Jospin avait revendiqué le «droit d'inventaire» pour se démarquer de l'action de François Mitterrand.

Pierre Bergé, proche de Ségolène Royal, s'est dit sur RTL «très heureux» de cette nomination qui doit être officialisée mercredi. Il a prédit que Frédéric Mitterrand allait «s'inscrire dans la foulée de Jack Lang» rue de Valois.

«Il aura cette énergie, cette manière de prendre les choses à bras le corps et puis cette connaissance très profonde de la culture avec laquelle il vit depuis toujours», a-t-il dit. (AFP).

Enfin allons-nous avoir un véritable ministre de la Culture, serais-je tenté d'écrire. Depuis le temps ! Certes, Frédéric Mitterrand ne fera pas l'unanimité. Mais qu'importe. Cet homme s'est toujours et résolument impliqué dans tout ce qui touche à la culture, sous toutes ses formes. Pour ma part, je ne puis que me féliciter d'un tel choix. Fruit du hasard : pas plus tard qu'hier soir, une chaîne TV (je ne sais plus laquelle) diffusait assez tardivement une émission consacrée à Malraux.

X. Lacombe-Maury