JUSQU'AU 30 AOUT AU CAC DE LACOUX : ANDREA MATROVITO
Par xavier le vendredi 26 juin 2009, 10:06 - Lien permanent
Etonnante mise en espace de productions du jeune plasticien italien Andrea
Mastrovito.
Vidéo, collages mêlant couleurs et profondeurs, imposants parterres de fleurs
ciselées dans du papier issu d'encyclopédies de botanique, installation murale
« in situ », dessins révélateurs d'un imaginaire foisonnant...
Sous un angle naturaliste, l'artiste présente des créations récentes qui
relèvent de la prospection sur la naissance des choses, la germination de
l'uvre, le passage du singulier à l'universel, de la multiplicité à
l'unité.
Peu dévoilées au public pour la plupart, elles offrent une vision homogène d'un
travail éclectique et délicat, et d'une mythologie personnelle
surprenante.
« L'oeuvre d'Andrea Mastrovito se prête à plusieurs niveaux de
lecture : soit purement sensoriel en surface, soit réflexion
métalinguistique basée sur le principe d'incertitude. Pour cet artiste
indubitablement postmoderne, tout le savoir humain bénéficie de la même dignité
et de la même considération et le non choix des modes d'expression se comprend
dès lors aisément. Que notre monde soit surpeuplé d'images, que chaque geste
créatif ait été inexorablement accompli puisse être proposé comme réitération
ou comme distorsion, tout cela constitue la trame même de notre modernité dans
laquelle le caractère temporaire de l'imagination se prête à l'exténuation et à
une torsion du moderne.
[...Créativité exubérante..Sentiment de désillusions...].
Pour l'artiste, signes comme mots s'entremêlent, s'enchaînent jusqu'à faire
émerger de nouvelles références, images ou absurdités qui, elles mêmes, ont
pour objectif de rendre le réel plus concret. Méthode presque artisanale et à
la fois mécanique de la progression, valeur précaire mais active du papier
acquièrent une physionomie cohérente associée à la répétition de l'identique.
Débordant d'énergie et éclectique, Mastrovito aime à disposer avec amusement,
délicatesse et singularité des signes de l'Histoire et de la réalité. Sa façon
aérienne permet de retrouver le fil de son imagination. Son travail suit un
parcours léger et introspectif, tellement uni et continu qu'il accepte que le
hasard fasse partie de ses possibilités. Le dessin est un support
multifonctionnel comme le papier - instruments « légers » par
excellence - offrent une indéniable liberté et évitent constamment la
dépendance d'une pensée et d'une beauté compromises ». Andrea Bruciati
« Paper tigers ».
[Cette exposition s'inscrit dans le circuit départemental « Mémoire(s)
trace et projection contemporaine » impulsé par le Conseil
Général.
Andrea Mastrovito est né en 1978, à Bergame. Il vit et travaille entre Bergame
et New-York
Centre d'Art Contemporain de Lacoux
"l'école" - Lacoux
01110 Hauteville Lompnes
04 74 35 25 61
Exposition ouverte tous les jours jusqu'au 30 août, 10h-18h