Tous les domaines sont touchés, y compris dorénavant celui des arts plastiques. Aussi, la rentrée s'annonce-t-elle difficile. Tel est le point de vue d'un certain nombre d'experts en la matière. Selon eux, une certaine tendance se traduisant tout particulièrement par l'attentisme des acheteurs depuis quelques mois déjà, ne va faire que se confirmer l'été passé.

Pas de place à l'annecdotique

"On peut penser, me disait pas plus tard qu'hier, un très grand professionnel de la peinture moderne et contemporaine qui préfère, pour des raisons bien compréhensibles concerver l'anonymat" que les grands rendez-vous seront honorés et que les commandes et achats suivront dès lors où il s'agira d'artistes reconnus et déjà très côtés". "Mais par contre, poursuivait-il, les artistes encore méconnus, non propulsés par des galeristes ainsi que tout ce qui tient à l'annectodique -j'entends par là les semi-amateurs qui sont légions- risquent fort de payer les pots cassés de la situation financière actuelle".

 

Bien-sûr, un jour ou l'autre, la reprise se fera sentir. Mais en attendant, toujours selon mon même interlocuteur, "l'acheteur se raréfiant va devenir de plus en plus exigeant". Et de poursuivre : "En fait, nous amorçons là un virage que seuls les meilleurs négocieront". Les plus talenteux, c'est à dire les futurs grands noms et les actuels artistes de poids. 

 

Cette analyse, pourrait être quelque peu pessimiste alors que nous abordons la période estivale, mais elle se doit cependant d'être publiée dès à présent. Car la politique de l'autruche n'ayant jamais payé à long terme, il est préférable que tout à chacun sache à quoi s'en tenir, d'autant que cette vision des évènements à venir, sans concession, mais sans aucun doute réaliste, pourrait bien se confirmer à la rentrée.

X. L-M