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NEW-YORK ET LE MARCHE DE L'ART : WAIT AND SEE !
Par xavier le dimanche 9 août 2009, 18:42 - Lien permanent
Comme beaucoup, les américains en général et les new-yorkais
en particulier sont actuellement dans l'expectative en ce qui concerne
l'évolution du marché de l'art contemporain dans les mois à venir. C'est donc
la règle de la prudence qui prévaut aujourd'hui et prévaudra encore durant un
certain temps.
Déjà fortement pénalisés par le cours du dollar, "ils
préfèrent comme me le disait ces derniers jours à New-York, un
marchand reconnu sur la place et au niveau international, attendre et
voir ce qui va se passer notammment à Londres et Paris au cours du dernier
trimestre 2009". Autant dire qu'il ne va pas falloir s'attendre à ce que les
américains dopent le marché durant une bonne période, combien même sont-ils
dores et déjà riches de projets, n'ignorant pas que le marché de l'art doit
absolument passer par une refonte totale de son fonctionnement actuel. Quant
à l'euphorie européenne qui était encore de mise il y a un an s'est elle
également tassée pour ne pas dire qu'elle a disparue momentanément...
Dans ce contexte, plus question pour les collectionneurs et
investisseurs de "partir dans tous les sens". Cela risque de pénaliser quelques
artistes dont l'ascension logique en raison de leur talent, sera ralentie un
certain temps, mais aura le mérite de faire le ménage dans quelques
basses-cours. Il convient malgré tout de se souvenir que des oeuvres de
peintres, sculpteurs, etc...à la renommée dépassant de loin nos frontières
étaient adjugées à Drouot, entre mars et juin dernier à des prix de cinq à dix
fois inférieurs, à ceux pratiqués au même moment par des inconnus ou
presque, recherchant désespérément mais de façon onéreuse pour leur
porte-monnaie, une galerie susceptible de s'intéresser à leurs créations
et ce dans le cadre de certaines expositions de masse.
Or,pour le coup, c'est la raison qui va l'emporter cette
fois-ci, temporairement sans doute car nous avons la mémoire courte. C'est que
de fait, c'est toujours en salle de vente que s'établit la côte d'un artiste et
ce en fonction de plusieurs critères dont le nombre d'oeuvres vendues sur
un laps de temps étendu. Fut-on un ex-brocanteur "reconverti" dans la
soit-disant promotion des jeunes talents à travers l'organisation de
manifestations en plein air ou sous chapiteau : on n'échappe pas à cette loi du
genre. Et malheureusement si c'est le cas, on participe alors activement au
dérèglement des bases et des valeurs essentielles qui régissent le monde des
arts.
Xavier Lacombe-Maury
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