Comprenez-vous le malaise que je
peux éprouver ? Lorsque je vois, au fil de mes activités de journaliste et des
articles que j'écris, ici mais également ailleurs, le nombre de talents, de
grands talents devrais-je dire, de personnages d'exception, de créateurs
géniaux, chacun dans leur domine respectif sans lesquels l'évolution des arts
demeurerait lettre morte.
Bref de femmes et d'hommes qui constituent
une véritable élite dont la plus grande chance qui me soit donnée est de
croiser le chemin de certains d'entre eux et d'en côtoyer d'autres, sans jamais
oublier un instant qui ils sont et ce qu'ils représentent alors que derrière le
rideau, s'agite, sans vergogne aucune, un ramassis d'opportunistes, de
cloportes et autres paltoquets méprisant l'art, maltraitant les artistes, mais
se bâtissant de petites fortunes sur leur dos, je ne puis que dénoncer, et
dénoncer encore leurs basses manoeuvres.
Fort heureusement, tous et loin de là même,
n'ont pas été formés à cette école de l'opportunisme et du « fric ».
Fort heureusement, ils ne représentent qu'une minorité. Mais fort
malheureusement, ils pourrissent tout ce qu'ils touchent ! Et le pire, c'est
qu'il est apparemment de grands naïfs, qui, malgré tous les avertissements que
l'on peut lancer, à la façon de S.O.S, se font encore manipuler par ces
individus sans scrupules.
Pari est tenu que nous en aurons à nouveau
la preuve dès l'automne arrivé, amenant son cortège de salons et foires,
certains mettant tout en oeuvre afin de servir les arts, les autres, se
conduisant comme de véritables goujats, ramasseurs de miettes qu'ils sont
!
X. Lacombe-Maury