Du 17 septembre au 15 octobre, Pierre
Passebon accueillera à la la Galerie du Passage de superbes tirages
photographiques de l'Illustrateur, photographe et directeur artistique,
Philippe Morillon à l'occasion de la sotie de son livre préfacé par karl
Lagerfeld et intitulé "Une dernière danse ? 1970-1980, journal d'une
décennie".
Philippe Morillon a travaillé pour plusieurs
revues, notamment Vogue et Egoïste. Infatigable oiseau de nuit, il immortalise
alors l’insouciance des années 70/80 ; il en capte l’essence éclectique à
travers une galerie de portraits bien loin d’engendrer la mélancolie. A travers
une exposition de clichés de Philippe Morillon, Pierre Passebon ravive, un
quart de siècle après, la frénésie d’une décennie où les nuits parisiennes
étaient le théâtre de toutes les libertés etde toutes les expériences.
De la Goa hippie des années 1970 au Paris des
années 80, en smoking au Palace, Philippe Morillon (né en 1950) faisait partie
avec sa bande d’amis de ces « branchés » qui revendiquaient une certaine
sensibilité hédoniste, le goût des fêtes nocturnes et le refus des conventions
sociales bourgeoises.
Son appartement situé rue Beaubourg, puis
boulevard Sébastopol « devient vite un endroit très amusant où beaucoup de
monde vient faire la fête ou travailler… Il y a toujours un tas de gens qui
passent, des rockers s’y recoiffent, des travestis s’y remaquillent. » se
souvient Philippe Morillon. Celui que Karl Lagerfeld surnommait « Le chantre du
loubard ‘clean’ » ou encore « l’éventuel traducteur visuel deBurroughs »
propose la biographie en images de cette tribu de dandys modernes.
Andy Warhol, Mick Jagger, Jerry Hall, Françoise
Sagan, Yves Saint Laurent, Rudolph Noureïev, Karl Lagerfeld, Salvador Dalí,
l’inévitable Alain Pacadis, Pierre et Gilles, Andrée Putman, Edwige, la reine
des punks parisiens, Serge Gainsbourg, Loulou de la Falaise, Johnny Pigozzi,
Diana Vreeland, Thierry Mugler, Patrick Juvet, Bernard-Henri Lévy, Arielle
Dombasle… Toutes les icônes de la mode, de la musique et du monde de l’art
défilent sous son objectif en studio ou pris sur le vif, comme autant de
témoignages d’un noctambulisme effréné, d’un goût pour la démesure,
l’exubérance vestimentaire et l’affirmation d’une sensualité
débridée. Au sujet du Palace, lieu mythique qui cristallise cette
époque,
Roland Barthes écrivait : « La chose notable n’est
pas la prouesse technique (cependant encore rare à Paris), mais l’apparition
d’un art nouveau, dans son matériau (une lumière mobile) et dans sa pratique ;
car il s’agit en somme d’un art public, en ceci qu’il s’accomplit au milieu du
public, et non devant lui, et d’un art total (vieux rêve grec et wagnérien), où
se combinent les scintillations, les musiques et les désirs. »
L’oeuvre de Philippe Morillon, totalement immergé
dans cet art public et total, révèle la singularité du climat qui régnait
durant cette décennie où le mélange social s’opérait dans l’allégresse et
l’insouciance, où se côtoyaient les vedettes et les anonymes, les branchés et
les fauchés.
« Il fallait vivre les nuits comme des sortilèges
et se sentir en marge de la banalité du quotidien. Ces images sont comme des
brouillons d’un texte mis au net trente ans après. Les nuits n’étaient jamais
trop longues puisque le jour n’avait pas l’air d’exister. » confie Karl
Lagerfeld qui signe la préface du catalogue d’exposition.
VERNISSAGE LE 16 SEPTEMBRE A PARTIR DE 18H.
Signature du livre de photographie par Philippe Morillon. Préface Karl
Lagerfeld
Pratique :
Pierre Passebon – Galerie du Passage,
20/26, galerie Véro-Dodat – 75001
Paris
du 17 septembre au 15 octobre. Ouvert du mardi
au samedi – De 11h à 19h
M° Palais Royal Musée du Louvre