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PARIS / LES AQUARELLES DE WENDY ARTIN A LA GALERIE DU PASSAGE

 

DU 18 novembre au 24 décembre  

 

De même qu’elle imprègne encore les murs de la Ville Immortelle, l’âme de l’Empereur Hadrien habite indéniablement les oeuvres de Wendy Artin. Fascinée par la Villa Adriana et ses pierres patinées par les siècles, cette aquarelliste au caractère bien trempé a quitté son Amérique natale pour s’installer à Rome.

 

Plusieurs expositions à la Galerie du Passage ont déjà présenté avec succès ses escapades romaines et son travail d'atelier. Pour cette exposition de novembre à décembre 2009, Pierre Passebon présente une trentaine d’aquarelles de Wendy Artin – surtout des monochromes –, qui nous replongent dans la grandeur de la Rome antique.

 

Artin étudie deux ans à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris avant de retourner dans sa ville natale de Boston où elle intègre la School of the Museum of Fine Arts. Après avoir parcouru de nombreux pays, elle jette finalement l’ancre à Rome, subjuguée par la lumière solaire qui transfigure la pierre.Sur papier Khadi, feuille de coton indien, Wendy Artin jette des traits rapides à la manière d'une calligraphe japonaise saisissant la force des paysages romains et des corps marmoréens qui s’offrent à son regard. Dans un langage plastique enraciné dans les modèles du passé, elle dynamise les statues hiératiques en écho à ses études de nus, noueux et animés. Sous son pinceau, colonnes et coupoles se dressent au milieu de cyprès et pins parasols. « Par touches légères, légères infiniment, transparences sur transparences, elle réussit à nous dire la pierre, le marbre, l’eau, des arbres, des feuilles et l’eau : l’eau qui ruisselle sous son pinceau d’aquarelliste semble aussi fluide sur le papier que dans l’air de Rome », commente l’académicien Pierre-Jean Rémy.

 

Wendy Artin donne ainsi à voir les « vestiges d’un luxe sans faste, aussi peu impérial que possible, de riche amateur qui s’efforce d’unir les délices de l’art aux douceurs champêtres », tels que les décrit Marguerite Yourcenar dans ses notes des « Mémoires d’Hadrien ».« Une poétique des ruines » Pour pénétrer l’âme des lieux façonnés par l’oeuvre d’Hadrien, Wendy Artin est venue puiser son inspiration au coeur de la demeure qu’il fit édifier sous son règne, la Villa Adriana. En s’immergeant dans l’atmosphère de ce lieu mythique, Wendy Artin peint « la beauté éternelle des restes de l’Antiquité » pour capturer la magie du lieu, les événements qui s’y sont déroulés, les histoires qu’il a inspirées, comme celle du jeune amant d’Hadrien, Antinoüs, noyé mystérieusement dans le Nil…

 

Propices à la rêverie et à l’errance poétique, les aquarelles de Wendy Artin éveillent l’imagination, engageant ainsi le spectateur à recomposer mentalement l’architecture des lieux et à se plonger à travers eux dans l’univers légendaire d’Hadrien.

 

A propos de La Galerie du Passage : régulièrement, Pierre Passebon y organise des expositions de photos : Lynn Davis, Marie Laure de Decker, Vee Speers, Karl Lagerfeld, David Lynch ou encore Marina Cicogna.

 

Pierre Passebon – Galerie du Passage 20/26, galerie Véro-Dodat – 75001 Paris

Tel: 01 42 36 01 13 

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